Acoustique au travail, les solutions pour baisser le son !

Acoustique au travail, les solutions pour baisser le son !

Il est fatigant voire stressant, le bruit sur le lieu de travail fait partie des périls à surveiller, même dans les bureaux. Afin de trouver la sérénité des ambiances feutrées, mieux vaut faire appel aux compétences des experts acousticiens.

Les appels téléphoniques, les conversations entre collègues, les pas, les copieurs, les VMC, la rue… Quand on cherche la concentration pour travailler, les bruits environnants au bureau peuvent être gênants et épuisants. Ils entament l’efficacité, le confort et même le moral des collaborateurs. Heureusement, de nombreux progrès ont été réalisés dans le domaine de l’acoustique. Les décideurs éclairés ont pris cette dimension sonore en compte en faisant appel à des experts chevronnés capables de réduire les nuisances. 

Avant d’envisager une étude, l’acousticien s’interroge sur le mode de fonctionnement de l’entreprise. Tout le monde n’a pas les mêmes exigences. Pour Yves Kayer, patron d’Euro Sound Project, « l’acoustique dépend du mode de fonctionnement du collaborateur. Les millennials s’adaptent plus facilement aux espaces ouverts en s’isolant avec un casque et de la musique, que les baby-boomers qui ont tendance à parler fort au téléphone ». 

De nombreuses solutions acoustiques

Dans l’idéal, il faudrait d’abord pouvoir intervenir sur la structure même du lieu. Le plus souvent, le

bâti est là et il faut «faire avec». Certaines professions libérales comme les médecins ou les avocats

dont les bureaux sont situés dans d’anciens immeubles urbains n’ont pas le choix : il faut travailler les isolations phoniques en aval. Il est conseillé de se faire accompagner pour choisir les aménagements qui pourront influer sur le temps de réverbération des ondes et le niveau sonore des espaces. « Malheureusement, on nous appelle souvent quand il y a un problème, notamment de confidentialité dans des salles de visioconférence. Le mobilier a souvent été livré et les collaborateurs sont déjà installés. Si on avait pu faire une étude en amont… », regrette Yves Kayer.

Les parois amovibles et revêtements muraux

Les écrans ou parois acoustiques amovibles offrent de bonnes performances, en plus d’être faciles à manipuler afin de créer des zones phoniquement protégées pour un temps déterminé. Dans le même ordre d’idées, les totems pour faire obstacles aux ondes sonores sont encore plus esthétiques et moins encombrants. De formes et de couleurs différentes, ils peuvent même contribuer à l’harmonisation esthétique des lieux.

Il faut privilégier les moquettes bien sûr et, si l’on veut gagner de la place, les carreaux muraux ou les solutions suspendues au plafond atténuent aussi les phénomènes de réverbération. Notez que les objets en eux-mêmes comme les lampes, peuvent être recouverts d’un revêtement absorbant et aider à feutrer l’ambiance dans les espaces réduits.

Responsables hygiène et acousticiens sur la même longueur d’ondes

Signe des temps, la crise sanitaire pourrait là aussi bouleverser des habitudes bien ancrées dans les entreprises. Les open space, très tendances ces dernières années, pourraient laisser place aux endroits plus réduits, plus morcelés. En cela, les intérêts des responsables hygiène « qui s’interrogent sur la pertinence de laisser 50 personnes au sein d’un même espace » et ceux des acousticiens convergeraient pour garantir à la fois plus de confort sonore et plus de sécurité sanitaire aux salariés. 

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